Dans cette page, des éléments pertinents à considérer en ce qui a trait à l'utilisation du correcticiel au primaire sont présentés.

Avant d’introduire le correcticiel en classe, il est primordial que l’enseignant se familiarise avec les fonctions de cet outil. Aussi, il est préférable que ce dernier observe le comportement avec des textes produits par les élèves. De plus, l’enseignant devrait mentionner aux élèves que le vérificateur lexical n’est pas en mesure d’indiquer toutes les erreurs possibles.

Il y a trois éléments essentiels afin que le correcticiel soit considéré comme une aide : l’approche pédagogique, les activités proposées et le contexte d’utilisation. D’ailleurs, Desmarais a montré que le logiciel de correction peut être une aide à l’apprentissage, lorsqu’il est intégré dans une pédagogie adéquate. Ainsi, l’enseignant doit avoir des objectifs précis, quand il invite les élèves à effectuer des activités. Cette aide fournie par le correcticiel nécessite que les élèves soient actifs, qu’ils connaissent le logiciel et qu’ils puissent mettre en doute ce que cet outil propose comme suggestion. D’ailleurs, l’élève est autonome en matière d’orthographe, lorsqu’il évalue adéquatement la validité de ces suggestions faites par le correcticiel. Ainsi, l’élève utilisera son jugement critique ainsi que sa capacité d’analyse.

Il y a plusieurs causes qui expliquent les erreurs produites par l’étudiant : un manque de connaissances grammaticales, une faible importance que l’élève attribue à l’orthographe, une surcharge cognitive et une dispersion de l’attention.

L’utilisation du correcticiel devrait se faire de manière réfléchie. Si l’élève n’utilise pas adéquatement le logiciel de correction, ce dernier va augmenter le nombre de ses erreurs.

De plus, en utilisant le correcticiel, les élèves seront amenés à considérer d’autres dimensions de l’écrit, outre le travail de révision.

D’une part, les limites du correcticiel peuvent être bénéfiques et enrichissantes pour les élèves, car certaines notions grammaticales et linguistiques peuvent être élaborées. D'autre part, les logiciels de correction ne sont pas en mesure de fournir un feed-back en ce qui a trait aux difficultés orthographiques des élèves. Dans ce cas, l’enseignant indique à l’élève les régularités de la langue (l’élève qui n’est pas attentif à l’orthographe) et l’encourage à trouver de nouvelles stratégies.

Finalement, " L’outil n’apporte valablement son aide qu’à celui qui connaît déjà l’orthographe ; un correcteur n’est pas producteur de savoir, il est productif quand le savoir existe ".

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